‹ Fables et poésies diversesChapitre 217 sur 257 · A QUELQU'UN QUI ME REVEILLAIT · texte numérisé non relu

A QUELQU'UN QUI ME REVEILLAIT

Vers faits en pleine mer.

Pourquoi me rendre à ma douleur ?

Pourquoi rétablis-tu , barbare , Entre mon sort et le bonheur L'immensité qui les sépare?

En précipitant mon réveil, Sais-tu bien ce que tu m'enlèves ?

Je retrouverai mon sommeil, Mais retrouverai-je mes rêves ?

Je revoyais mon doux pays , Ces beaux lieux que la Seine arrose !

J'embrassais mes heureux amis, Et jetais à côté de Rose !

Objets de mes vœux assidus, Vous qui m'aimez, toi que j'adore, Vous que j'avais déjà perdus, Fallait-il donc vous perdre encore !

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