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A L'AUTEUR DE BLANCHE ET DE MARIUS

Toi qui toujours nous attendris

Par quelque intéressante image,

Et qui t'es noblement assis

Sur les magnifiques débris

Et de Veuise et de Carthage ;

Si d'être l'un de tes amis

Je n'ai pas l'heureux avantage ,

Auteur de Blanche , au moins je suis

Un des amis de ton ouvrage :

A l'estime il a tous les droits.

Le jour que la première fois

Il a paru dans la carrière,

Quand je te voyais applaudi

46o NOTES ET REMARQUES

Par un public toujours sévère ,

Mon cœur était enorgueilli ;

Et je disais : « C'est mon confrère.

« Je puis le dire avec raison :

« Car , par un double privilège ,

« Je vois en lui mon compagnon

« Et de Parnasse et de collège.

« Quand il me connut à Juilly ,

« J'étais un enfant près de lui :

« Il ne faut pas que j'en impose :

« Au Parnasse je l'ai suivi,

« Et c'est toujours la même chose. »

Heureux favori des neufs sœurs ,

Par des ouvrages enchanteurs

Continue à plaire à la France ;

Confonds ces censeurs froids et lourds ,

Qui nous excèdent tous les jours ,

En criant à la décadence.

Avec mépris , mais sans humeur ,

Laisse un parodiste moqueur

Parodier la tragédie :

Un parodiste est d'un auteur

Une mauvaise parodie.

4 page 449-

Où diable , mon ami , Avez-vous pris tant de plaisanteries?

Traduction libre d'une question bien autrement libre . adressée à l'Arioste par le cardinal d'Est : « Dove diavolo , » messer Ludovico , avete pigliato tante coglionerie ? »

\ M. Arnault, <>n lui envoyant tics marrons du Luc.

Par la patte tlu chat , souvent la perfidie Du feu les tira sans pitié.

Je les tire de ma patrie , Et je les offre à l'amitié.

A l'auteur de la. Feuille * , en Europe.

De ce faible et pâle ouvrage , Peu fait pour intéresser, Je voudrais te faire hommage , Et ne sais où l'adresser.

Pauvre feuille fugitive , Dans quels lieux vas-tu languir !

Le Permesse sur sa rive A-t-il su te recueillir ?

Ton asile c'est la muse; L'on ne peut te l'envier :

Si l'oranger te refuse , Il te reste le laurier.

Mars 18 18.

FaWe de M. Arnault.

Le jardin des Hespérides.

L'homme estimable auquel ces stances ont été adressées avait dit dans la pièce qu'il publia au sujet de la fable intitulée la Feuille :

Loin des aquilons perfides, Au jardin des Hespérides , Tu braveras le danger.

PLASSCHAERT.

Il s'en faut de beaucoup que l'auteur ait toujours trouvé dans ce jardin, où il désirait se fixer , la sécurité qu'on lui avait fait espérer ; mais ce n'est pas la faute des jardiniers.

M. Plasschaert , auteur de cette pièce charmante , était un des hommes les plus considérés qui fussent en Belgique, et c'était à juste titre. Dans les diverses législatures auxquelles il a été appelé, comme dans les différentes fonctions administratives dont il a été revêtu, il a toujours servi l'état avec le zèle d'un bon citoyen et la prudence d'un homme éclairé.

Après avoir été successivement secrétaire général du département de la Dyle , membre du corps législatif de France et maire de Louvain , il a été porté aux états-généraux par le vœu presque unanime de ses concitoyens, qui se sont plu à le récompenser ainsi de ce qu'il avait souffert , par suite de son attachement à ses devoirs , lors de l'entrée des alliés.

M. Plasschaert se montra plus digne que jamais de la publique estime, par le talent et le dévouement qu'il déploya

sur ce nouveau théâtre, où il rivalisait détalent et de civisme avec les Dotrcnge et les Gendebicn.

M. Plasschaert cultivait les lettres françaises avec beaucoup de succès. Il a public plusieurs ouvrages écrits avec autant d'esprit que de raison , et entre autres une Esquisse historique sur les langues , considéiées dans leur rapport avec la civilisation et la liberté des peuples , ouvrage remarquable par la force et la variété des moyens qu'il y déploie pour résoudre une question d'intérêt national pour les Belges.

Il a publié aussi plusieurs morceaux de poésie pleins de sel , de philosophie et de patriotisme. Cet excellent homme a été emporté, en 1823, par une apoplexie foudroyante.

8 page 4^4-

Et de l'hyène aux yeux menteurs.

Rien de plus faux , en effet , que le regard de la béte féroce que ce nom rappelle. D'après la consonnance, on a cru, en Belgique, que par le nom d'un animal on avait voulu rappeler ici un nom d'homme : on s'est trompé.

9 page 4^4-

Un dragon veillait au dehors ; Mais au dedans pas de gendarmes.

Dragon, animal fabuleux. Gendarme, historique.

10 page 454.

A l'ami que je ne connais pas.

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