SUR
O bons Anglais ! peuple sage et solide ,
Moins gais que nous , moins brillants , mais moins vains...
Cette apostrophe porte le cachet de l'époque où cette pièce fut écrite. La manie générale en France était alors d'immoler , en toute occasion , la France à l'Angleterre. Un jeune homme est peut-être excusable d'avoir donné dans un travers dont tant de personnes qui avaient plus que l'âge de raison ne s'étaient pas gardées. Dans les romans , et même sur la scène , les rôles nobles et généreux étaient donnés à ces insulaires, qui de leur côté , loin de se piquer de reconnaissance, réservaient aux Français tous les rôles ridicules. Nous ignorons si cette injurieuse coutume a encore lieu chez eux; mais du moins nous sommes-nous lassés chez nous de notre duperie et avons-nous cessé de nous déprimer pour exalter les étrangers.
Espérons cependant que nous saurons aussi éviter le vice opposé , et que, guidés par l'impartialité qui caractérise la
Si.
raison , nous n'hésiterons jamais à payer le tribut de notre estime à celui des peuples modernes qui a su le premier concilier la liberté publique avec la monarchie. La juste horreur que tout bon Français doit éprouver au nom de plusieurs agents du gouvernement britannique peut-elle ne pas faire place aux sentiments de l'estime et de la vénération dès qu'il est question des Posonby, des Brougham , des Romilly, et de ce lord Holland, si digne neveu, si digne successeur de Fox?
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Pourrait-on le méconnaître ?
C'est le pur sang de l'Amour.
L'idée de cette romance est empruntée à un poète allemand, nommé Ramier-