LIVRE III
l'huître et le marsouin.
« Enfin j'ai trouvé le repos ! »
Disait une huître de Marène.
« Fidèle au nœud qui nous enchaîne , « Ce roc me défendra des flots:
« Nous ne faisons qu'un; je défie « Au trident de nous séparer ; « Je défie au temps d'altérer « La tendre amitié qui nous lie.
« — L'amitié, repart un marsouin, « De sa nature est peu constante, « Quand le besoin qui la cimente « N'est pas un mutuel besoin. »
A maint courtisan qui s'accroche Après maint puissant , c'est pourquoi Je dis : « Crains le flot qui s'approche ; « Bien que tu tiennes à la roche , « La roche ne tient pas à toi. »
FABLE XI