‹ Fables et poésies diversesChapitre 80 sur 257 · LIVRE V. i · texte numérisé non relu

LIVRE V. i

Notre écolier à son réveil De courir au bocal. Mais quelle est sa surprise ï Il ne retrouve, au lieu de ce peuple goulu, Q'une mouche confite , et qui , comme à la glu ,

Dans le sucre se trouvait prise.

« D'où provient tout ce changement?

« — Du motif qui , dans ce moment , « Loin du malheureux. Paul écarte tous les hommes. « Les mouches , les amis dans le temps où nous sommes

« Se ressemblent plus qu'on ne croit.

« Cet essaim qui croît ou décroît, ^ Suivant que la liqueur est plus douce ou plus aigre , « T'apprend ce qu'entre humains parfois nous éprouvons, « Suivant que le sort verse au vase où nous buvons,

« Ou du sirop , ou du vinaigre. »

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FABLE II

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