‹ Fables et poésiesChapitre 100 sur 355 · LA SOU ACE · texte numérisé non relu

LA SOU ACE

Lorsque l'été sur la terre Étend son brûlant manteau, Comme un Éden soUtaire Fleurit au pied du coteau

Un pré riant et fertile.

Ailleurs, quand le sol stérile

Est morne , silencieux ,

Là s'ouvre un charmant asile

Pour Toiseau mélodieux;

Dans l'atmosphère embrasée

On voit monter, doux espoir î

Un brouillard qui , vers le soir.

Retombe en fraîche rosée...

Or, ce pré toujours vert, même au sein de l'été, A qui doit-il la sève et la fertilité?

C'est à la source féconde Qui répand sous les fleurs les trésors de son onde.

Ainsi, dans l'obscurité ,

Se cache la bienfaisance,

Et, seules, ses vertus signalent sa présence.

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