LE PAPILLON ET LE VER A SOIE
Qu'as-tu , beau papilLon, disait le ver à soie ; Quel nuage sinistre a dissipé ta joie?
Qui peut ainsi faire couler tes pleurs? — Avec l'abeille , au sein de la prairie ,
Je folâtrais parmi les fleurs.
CVlail de tous mes jeux la compagne chérie ;
Mais elle vient de me quitter Pour regagner sa ruche où le travail rappelle. Je la hais, l'inconstante, à mes désirs rebelle... — Ami , reprend le ver, tu devrais imiter
L'abeille si laborieuse.
Mais vois , elle revient , heureuse ,
Te consacrer tout son loisir, Car, après le travail, plus doux est le plaisir »