LA CONQUE ET L'ENFAKT
Un enrant aperçoit sur une cheminée Une conque jadis par la vague entraînée
Sur un rivage lointain.
Il l'applique à son oreille,
Puis II entend, ô merveille î
Un bruit étrange, incertain.
« D'où vient, dit-il, ce bruit qui cause ma surprise? — C'est la voix de la mer que caresse la brise ; Son souvenir en moi toujours résonne ainsi. »
0 ma sœur, en nous aussi
Murmure une voix touchante.
De la terre natale écho mystérieux.
Quels que soient nos destins , à toute heure , on tous lieux Elle parle à nos cœurs de la patrie absente.
L'AiGLOK.
A peine recouvert du plus léger duvel, Déjà par la pensée un aiglon s'élevait
Vers des réglons Inconnues ,
Loin, bien loin par delà les nues.
Jeune amant de la gloire et de la liberté ,
Trop tôt le malheureux oublie
Sa faiblesse et sa nudité.
Hors du nid, l'œil au ciel, il s'élance, ô folie! Et la mort est le prix de sa témérité.
Si tu veux l'envoler aux sphères immortelles , Poêle aventureux, laisse croître tes ailes.
lô.