‹ Fables et poésiesChapitre 111 sur 355 · LA CONQUE ET L'ENFAKT · texte numérisé non relu

LA CONQUE ET L'ENFAKT

Un enrant aperçoit sur une cheminée Une conque jadis par la vague entraînée

Sur un rivage lointain.

Il l'applique à son oreille,

Puis II entend, ô merveille î

Un bruit étrange, incertain.

« D'où vient, dit-il, ce bruit qui cause ma surprise? — C'est la voix de la mer que caresse la brise ; Son souvenir en moi toujours résonne ainsi. »

0 ma sœur, en nous aussi

Murmure une voix touchante.

De la terre natale écho mystérieux.

Quels que soient nos destins , à toute heure , on tous lieux Elle parle à nos cœurs de la patrie absente.

L'AiGLOK.

A peine recouvert du plus léger duvel, Déjà par la pensée un aiglon s'élevait

Vers des réglons Inconnues ,

Loin, bien loin par delà les nues.

Jeune amant de la gloire et de la liberté ,

Trop tôt le malheureux oublie

Sa faiblesse et sa nudité.

Hors du nid, l'œil au ciel, il s'élance, ô folie! Et la mort est le prix de sa témérité.

Si tu veux l'envoler aux sphères immortelles , Poêle aventureux, laisse croître tes ailes.

lô.

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