‹ Fables et poésiesChapitre 110 sur 355 · ÉSOPE ET PR0T£E · texte numérisé non relu

ÉSOPE ET PR0T£E

Lorsque dans TËlysée Ésope descendit,

Protée en souriant lui dit :

r< Sous ces bosquets divins, sur ces fleurs éternelles, A jamais unissons nos ombres fraternelles; Viens, ô toi qui là>haut me remplaçais si bien.

— Je ne te comprends pas, répond le Phrygien.

— Quoi ! dans tes fables immortelles N'as-tu pas, comme moi, pris cent masques divers?

— C'est vrai ; n^ais entre nous grande est la différence

Tu voulais cacher ta science, Et moi je m'efforçais d'instruire l'univers. »

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