‹ Fables et poésiesChapitre 121 sur 355 · LE FLEUVE ET L'OCÉAN · texte numérisé non relu

LE FLEUVE ET L'OCÉAN

Vers l'Océan un fleuve immense Koulait, majestueux^ par sa pente entraîné.

L'Océan, d'algues couronné, Ainsi parle au sujet qui tombe en sa puissanœ : « Que tu dois regretter, ô fleuve fortuné. Et tes flots glorieux où voguait l'espérance . Sur des vaisseaux cliargés des plus riches trésors , Et les mille cités assises sur tes bords î... — Tout ce que je regrette , ô roi de l'onde amère , C'est l'étroite vallée où , ruisseau transparent ,

Non loin de la source, ma mère,

Sous les fleurs j'allais m'égarant :

Je baignais des agneaux la toison douce et blonde; Dans mes roseaux chantaient les oiseaux amoureux. Croyez-moi , roi des mers , l'obscurité vaut mieux Que toutes les grantieurs, que tous les biens du monde. «

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