‹ Fables et poésiesChapitre 133 sur 355 · SAMEDI ET DIMANCHE · texte numérisé non relu

SAMEDI ET DIMANCHE

Lue nuit, le poing sur la hanrlie ,

Samedi disait à dimanche :

« Est-ce pour loi Que nous nous épuisons, nos cinq frères et moi? Ne sommes-nous pas tous de la même famille? Lorsque sous la fatigue on nous voit haletants, Monsieur le paresseux en grand seigneur s'habille; A chanter, à danser, monsieur passe son temps. Toujours de nos labeurs vivras-tu sans rien faire?

Dimanche répondit : « Mon frère , Vous vous livrez chacun à des soins importants, Je l'avoue; eh bien! moi, que vous croyez futile,

Autant que vous je suis utile.

Après un long travail comme il faut des loisirs , C'est moi qui m'intéresse à vos rares plaisirs; Les danses , les festins , les jeux , les promenades , A moi vous les devez , ô mes bons camarades!

Enfin, ô doux échange , ô fralernelle loi !

Je vous amuse, et vous, vous travaillez pour mol. »

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