‹ Fables et poésiesChapitre 141 sur 355 · LE CYGNE ET LOISON · texte numérisé non relu

LE CYGNE ET LOISON

Sous la brise entr'ouvrant son aiic,

Roi des eaux, vivante nacelle,

Sur un lac un cygne nageait.

A ses côtés un sot, un oison, c'est tout dire,

Allait, venait, se rengorgeait.

Au campagnard t)ëant, qui de la rive admire. Il dit : « Je suis un cygne; osez me contredire! » Le campagnard, que tant d'orgueil confond. Ne lui répond

Que par de grands éclats de rire.

Sur l'onde, aux champs, au Parnasse, en tous lieux, Los oisons sont prétentieux.

ïn LIVRE VII.

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