‹ Fables et poésiesChapitre 142 sur 355 · LE SAVETIER ET SON VOISIN · texte numérisé non relu

LE SAVETIER ET SON VOISIN

Le savetier s'en retournait De chez le financier. Joyeux, il fredonnait Les cliansons que lui fit oublier la richesse. Mais un voisin survient qui lui peint sa détresse^

Et lui demande vingt écus.

Alors le savetier, confus De faire au malheureux essuyer un refus,

En rougissant s'excuse avec franchise, Et trop tard se repent d'avoir, par sa sottise, Manqué l'occasion d'obliger son ami.

« Je pouvais être heureux si j'avais été sage, Dit-il ; avec cet or j'aurais chanté, dormi : Mais il fallait savoir en faire bon usage, v

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