LE VOYAGEUR ET LE POTEAU
Dans les champs, vers un carrefour Où difTérents sentiers en divers lieux conduisent.
Un voyageur s'arrête un jour.
« Enfin, reposons-nous, car mes forces s'épuisent :
Depuis l'aube, diHI, je porte un lourd fardeau. » Comme il parle, voilà qu'à Tangle d'une route
Ainsi le harangue un poteau :
« Au bourg le plus voisin vous vous rendez sans doute : Retenez les conseils que je vais vous donner : Marchez toujours à droite et sans vous détourner. Quelques milles de plus à parcourir encore, Espace qu'un boiteux en quatre pas dévore, Des bois, une prairie, une plaine, un coteau.
Bref, le trajet le plus facile...
— Eh bien, marche toi-même... — Oh ! répond le poteau , Je montre les chemins, mais je reste immobile. »
Comme lui tels et tels, je vous le dis tout bas Nous Indiquent la route et ne la suivent pas.