‹ Fables et poésiesChapitre 172 sur 355 · L'ÉGLISE DÉLABRÉE · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE DÉLABRÉE

Voyez cette champêtre église, Dont le vent sacrilège a renversé la croix ; Le lierre parasite a rongé ses parois, Plus d'un lambris s'écroule à sa toilurc grise.

Mais on entre; on entend de suaves concerts; Des cœurs s'exhale la prière; Les flots d'encens et de lumière, Confondus, montent dans les airs

Poëte, c'est là ton image :

La douleur sillonna ton front.

Le passant flt plus d'un affront

A tes habits fangeux que le temps endommage...

Mais ton âme, ô poëte ! est le temple vivant D'où s'échappe l'hymne infinie ; A la muse de l'harmonie

Ton cœur religieux voue un culte fervent.

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