L'ÉGLISE DÉLABRÉE
Voyez cette champêtre église, Dont le vent sacrilège a renversé la croix ; Le lierre parasite a rongé ses parois, Plus d'un lambris s'écroule à sa toilurc grise.
Mais on entre; on entend de suaves concerts; Des cœurs s'exhale la prière; Les flots d'encens et de lumière, Confondus, montent dans les airs
Poëte, c'est là ton image :
La douleur sillonna ton front.
Le passant flt plus d'un affront
A tes habits fangeux que le temps endommage...
Mais ton âme, ô poëte ! est le temple vivant D'où s'échappe l'hymne infinie ; A la muse de l'harmonie
Ton cœur religieux voue un culte fervent.