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LES ŒUFS ET LES POULETS

Un voNUiçcur lassé, pauvre, et que la faim presse, Appelle une Termière et lui peint sa détresse. « J'ai, dit-elle, les œufs les plus beaux, les plus frais; Volontiers, croyez-moi, je vous les offrirais. Mais quelques mois encor, si vous savez attendre, Vous aurez votre part de maint poulet bien tendre. » Le voyageur répond : « Attende qui pourra ! Sait-on ce que demain le sort décidera ? C'est la faim d'aujourd'hui qu'il me faut satisfaire. Il est souvent perdu le plaisir qu'on diffère. Vos poulets, en espoir, sont fort bons, je le veux; Mais, pour le moment, je préfère Des œufs. »

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