‹ Fables et poésiesChapitre 220 sur 355 · LES FLEURS ET LES ÉPINES · texte numérisé non relu

LES FLEURS ET LES ÉPINES

De riiomine et du rosier telle est la destinée : D'épines et de fleurs se couvre leur printemps. Bientôt la fleur s'envole au souiHe des autans ; Seule, l'épine reste et se dresse obstinée.

SOCRATE. HERACLITE ET DÊMOCRITE.

A ses amis un jour que Socrate inspirait L'amour de la vertu, l'amour d'un Dieu suprême, Deux sages près de lui vinrent à l'instant même : Démoerite riait, Heraclite pleurait.

Socrate dit à l'un : « Pourquoi ris-tu sans cesse? — Les hommes sont des fous ; voilà pourquoi je ris. '> Et l'autre : « Leurs travers excitent ma tristesse. »

Socrate alors avec tendresse :

« Pour nos frères, dit-|l, ni pitié ni mépris ! 11 est vain de pleurer, il est cruel de rire ; Mais il faut les aimer, mais il faut les instruire. »

500 l.iVRE XI.

Page 1