‹ Fables et poésiesChapitre 219 sur 355 · LE FOU · texte numérisé non relu

LE FOU

Bicêtrc, comme on sait, renferme dans son sein De ces infortunés dont la raison est morte.

â98 LIVRE XI.

Cédant à mes désirs, un jour un médecin

Des cabanons me lU ouvrir la porte.

Courant à nous, un de ces malheureux Me dit : « Je suis un riebe, un docte gentilhomme ! » Puis, montrant le docteur : « Ne suivez pas cet iioinme : Il ne sait ce qu'il dit; c'est un fou dangereux. »

Cliez nous, chose plus triste, il est aussi d'usage Que les traits des méchants atteignent les grands cœurs, Que pour les plus savants soient les sifflets moqueurs, Que le fou méprise le sage.

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