‹ Fables et poésiesChapitre 227 sur 355 · LE RAMEAU D'OLIVIER · texte numérisé non relu

LE RAMEAU D'OLIVIER

« Et le corbeau ne revint pas.

L'élu de Dieu, le patriarche,

Ouvrit la fenêtre de l'arclie, El dit à la colombe : « Oiseau, vole là-bas ; Va voir si du Seigneur s'apaise la colère, v Elle part, et longtemps fend l'espace éthéré. Enfin elle aperçoit un arbre séculaire

Dont le flot s'était retire.

Signe de paix et d'alliance, C'était un olivier : ia colombe s'avance ;

De l'arbre elle cueille un rameau, El reprend son essor. Aussitôt le corbeau

L'appelle : « Contre le déluge

Ici, moi^ je trouve un refuge.

A qui pense à soi-même et n'a pas d'autre but.

D'autrui qu'importe le salut ? »

Alors, d'un saint amour la colombe agitée : « A ceux qui m'ont dans l'arche accueillie, abritée , Je porte le rameau d'espérance, et je veux Ou nous sauver ensemble ou mourir avec eux. »

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