‹ Fables et poésiesChapitre 228 sur 355 · RICHE ET PAUVRE · texte numérisé non relu

RICHE ET PAUVRE

Un jour que du ciel triste et sombre Tombait la neige en tourbillons d'argent, Dans Paris, cette ville aux contrastes sans nombre, .le vis un contraste affligeant :

A deux êlres divers diverse destinée Était échue, liélas ! D'un pauvre vêtement L'un, à peine, couvrait son épaule inclinée, D'un pain dur il faisait son unique aliment; Les arcades des ponts, une liutte Isolée, Endormaient dans les nuits son âme désolée.

L'autre avait un manteau d'azur

Dont les franges étaient d'or pur ; Les mets les plus friands engraissaient'sa paresse; Heureux, il sommeillait sur le mol édredon. Celui que la misère et le triste abandon. Sans espoir, tourmentaient jusque dans la vieillesse,

Qu'élait-il? Un brave artisan...

L'autre toujours de la richesse

Avait vécu le courtisan...

C'était le chien d'une duchesse !

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