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LE PËLICAN ET SES PETITS

Un pécheur vit près d'un étang

Un pélican dont la nichée, Avide, s'abreuvait à ses flancs attachée. Chaque petit criait, de plaisir palpitant. Et Tolseau généreux, épuisé, haletant,

Leur taisait sa douleur amère. « Cessez, dit le pêcheur, cet horrible festin ; Malheureux, vous buvez le sang de votre père. »

Hélas ! du pélican plusieurs ont le destin : Enfants, savez-vous bien par quels durs sacrifices

A vos besoins, à vos caprices Répondent chaque jour vos parents empressés ! Et vous, jeunes esprits, vers l'avenir fixés, Vous à qui des savants, des sages, des prophètes, Pour vous rendre meilleurs, pour vous rendre plus forts, Donnent le pain de Tàme, après le pain du corps. Songez-vous quelquefois, au milieu de vos fêtes, Combien ils ont souffert, et comment ils sont morts?...

3i2 LIVRE XII.

LES ÈTRENNES.

 peine Unissait déceiut)re, De son père un eprani saps bruit gagne la chambre. « De mon amour, (lit-ii, acceptez le serment,

Et, s'il vous plait, donnez-^moi mes étreunes... » •

Il croyait bien, le petit garneinent S'en retourner les poclies pleines.

Dans sa sagesse, hélas ! son père ayant douté De sa sincérité, Ne lui donna pas upe obole.

« Si J'avais su cela, dit l'autre cp s'en allant.

Et grommelant.

Tu ne m'aurais pas vu ce soir, sur ma parole. » Son pauvre père l'entendit ; Vous devinez ce qu'il lui dit...

Blâmons de cet enfant la conduite insensée : Que l'amitié jamais ne soit intéressée.

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