‹ Fables et poésiesChapitre 235 sur 355 · LES DEUX CHEVAUX · texte numérisé non relu

LES DEUX CHEVAUX

Deux chevaux attachés à la même voiture Se donnaient en chemin, comme par passe-temps, Force bons coups de pied et force coups de dents. Un passant s'écria : « J'aurais cru, je l'assure, En les voyant liés sous un joug fraternel, Qu'entre eux devait régner un accord éternel,

Mais un accord à toute épreuve... »

Quelqu'un lui répondit : « Vous en avez la preuve. »

A tels couples qu'hymen à son joug attela, Demandez s'ils en sont plus unis pour cela.

T^'ii IJVRE XII

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