LES DEUX CHEVAUX
Deux chevaux attachés à la même voiture Se donnaient en chemin, comme par passe-temps, Force bons coups de pied et force coups de dents. Un passant s'écria : « J'aurais cru, je l'assure, En les voyant liés sous un joug fraternel, Qu'entre eux devait régner un accord éternel,
Mais un accord à toute épreuve... »
Quelqu'un lui répondit : « Vous en avez la preuve. »
A tels couples qu'hymen à son joug attela, Demandez s'ils en sont plus unis pour cela.
T^'ii IJVRE XII