‹ Fables et poésiesChapitre 238 sur 355 · LA VÉRITÉ ET LE TEMFS · texte numérisé non relu

LA VÉRITÉ ET LE TEMFS

Depuis que l'on a vu la Vérité s'enfuir,

Partout les sages l'ont cherchée ;

Mais au fond de son puits elle reste cachée : Le Temps seul l'en fera sortir.

LIVROfiNE ET LE FASSANT.

Un ivrogne chancelle et tombe en son chemin. Aussitôt un passant, le prenant par la main,

Péniblement sur ses pieds lé redresse.

Mais, efforts superfhisl l'ivrogne de nouveau Perd l'équilibre et tombe au milieu du ruisseau. Vingt fois on le relève, il retombe sans cesse. Enfin, Pautre lui dit : « Mon ami, je vous laisse, Car j'userais mes bras et ma peine pour rien. Je m'intéresse à vous et votre étal m'afflige ; Mais je ne sais qu'y faire. Adieu! portez-vous bien. «

On voit des gouvernants, toujours pris de vertige. Aller de chute en chute et d'erreur en erreur.

En vain, touché de leur malheur,; Vous neleur épargnez ni conseil ni reproche : Qu'on les relève h droite, ils retombent à gauciie.

LACIIAUBEAIDIE. "iK

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