‹ Fables et poésiesChapitre 243 sur 355 · LE R0U6E-G0R6E · texte numérisé non relu

LE R0U6E-G0R6E

Lorsque Dieu créa les oiseaux, Les plus mélodieux ainsi que les plus beaux, Chaque année, au printemps voulurent apparaître. Le rouge-gorge seul s'approchant : « Divin maître. Pour les autres, dit-il, les fleurs, les arbres verts, Pour moi les toits de chaume et les tristes hivers î

338 LIVRE Xlll.

Laissez-moi, quand la neige aura blanchi la terre,

En sa cabane solitaire

Visiter l'humble pauvreté.

A ma vue, à ma voix, peut-être.

Avec Toubli des maux, elle sentira naître

Et l'espérance et la gaîlé. )> L'Éternel accueillit cette offre avec bonté. Allez, quand le semeur sème l'avoine, l'orge

Ou le froment; 11 vous racontera plus d'un récit charmant

Sur son ami le rouge-gorge.

Cet oiseau, n'est-ce pas la consolation Remplissant ici-bas sa sainte mission ?

Aux lieux où rit un sort prospère Ne la cherchez jamais ; partout où vous verrez Une âme gémissante, un cœur qui désespère,

C'est là que vous la trouverez.

Fonde Bicétre, i7 aéceml>re 1851.

JI

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