‹ Fables et poésiesChapitre 254 sur 355 · LE CHAT. LA SOURIS ET L'OISEAU · texte numérisé non relu

LE CHAT. LA SOURIS ET L'OISEAU

Ayant surpris Une souris.

Maître Mîtis, le chat d'une coquette, A belles dents vous croqua la pauvrette, Et la belle aussitôt le prit sur ses genoux, Et lui donna pour récompense Mille tendres baisers, gâteaux en abondance : .l'en voudrais bien autant, je le dis entre nous.

Mills, un autre jour, de sa bonne maîtresse Prit et mangea le beau Chéri :

C'était son oiseau favori.

L'animal, cette fois, eut pour toute caresse Des imprécations et des coups de bâton. Se sauvant dans un coin, le malheureux, dit-on, Médita longuement sur l'humaine justice.

Mitis, avec courage accepte tes revers : Qui dicte parmi nous nos jugements divers? C'est l'intérêt ou le caprice.

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