‹ Fables et poésiesChapitre 253 sur 355 · SOURCE ET COURANT · texte numérisé non relu

SOURCE ET COURANT

(^e fleuve, si troublé par les vents orageux, Teint d'écume, de sable et de limon fangeux, Dont les flots irrités envahissent les plaines, Je Tai vu, pur ruisseau, gazouiller sous les chênes.

Cet hymen, à l'œil cave, aux sourcils nuageux, Dont le cœur plein de fiel provoque la tempête, Limpide et souriant, naquit un jour de fête.

LARAIGNÊE ET L'HOMME.

Femmes et moucherons bourdonnent à Tentour. De l'araignée alors chaque patte agitée

354 LIVRE Xlil.

De sa l)ouche déroule une mousse argentée, Et l'homme aussi vient à son tour Qui gesticule et qui renvoie

Des paroles de miel, de velours et de soie.

Pourquoi dévident-ils, si zélés et si prompts,

Une trame aussi douce, un discours aussi tendre? C'est qu'ils font leurs toiles pour prendre Les femmes et les moucherons.

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