‹ Fables et poésiesChapitre 320 sur 355 · LA FÉE · texte numérisé non relu

LA FÉE

BALLADE

La fée enchanteresse; La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.

• Voyez le petit ange!

Voyez range vermeil !

Un rêve, un rêve étrange Couronne son sommeiL Une puissante fée, Aux yeux bleus, au front pur, Porte comme un trophée Une écharpe d'azur.

La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or.

Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.

C'est pour lui, blanche reine, Que tu portes des cieux Une corbeille pleine De fruits délicieux, Et puis des fleurs écloses Au souffle du zéphir, Et des papillons roses Aux ailes de saphir.

La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.

Heureux de sa chimère, Quand il revit le jour, La fée était... sa mère, Son trésor, son amour; Même il vit, ô merveille !

Épars sur son chevet Les fleurs et la corbeille Et tout ce qu'il rêvait.

La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.

Du paradis venue Vers notre premier nid.

Une fée ingénue Nous berce et nous bénit; El puis, sœur ou compagne, Par la joie et les pleurs Eiie nous accompagne En nous couvrant de fleurs.

La fée enclianteresse, La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.

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