‹ Fables et poésiesChapitre 34 sur 355 · LES DISEAUX ET LES SERPENTS · texte numérisé non relu

LES DISEAUX ET LES SERPENTS

Devant un nid peuplé de beaux oiseaux chanteurs , Un passant s'arrêta dans la saison des fleurs.

U LIVRP II.

« Doux nid, dit-il, foyer d'une joie infinie.

Berceau d'amour et d'harmonie , De ton sein chaque jour voleront jusqu'aux cieu\

Mille soupirs délicieux!... »

A ces mots, le passant s'éloigna du bocage. Vers l'automne il revint ; mais, pendant son voyage ,

Les oiseaux s'étaient dispersés , Et des serpents affreux les avaient remplacés.

Ainsi, lorsque s'en vont tous nos rêves d'enfance, Inconstants messagers d'amour et d'espérance , Trop souvent leur succède au fond de notre cœur Le noir serpent de la douleur.

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