‹ Fables et poésiesChapitre 38 sur 355 · LE CYGNE ET LES ŒUFS DE TOURTERELLE · texte numérisé non relu

LE CYGNE ET LES ŒUFS DE TOURTERELLE

Privés de l'aile maternelle , Seuls dans le nid restaient des œufs de tourterelle : Quelque vautour, sans doute, avait passé par là!

Heureusement , le cygne qui les trouve , Au sein de ses roseaux les emporte et les couve. L'officieux canard en ces mots lui parla :

« Voisin , délaissez cette engeance ; De votre bienfaisance

Savez-vous quel sera le prix?

Ces orphelins , par vous élevés et nourris, Sans égard pour vos sofns et pour votre tendresse .

Loin de ces lacs iront, un jour.

Roucouler dans les bois leur éternel amour. Laissez-les; c'est l'avis qu'un ami vous adresse. » Le noble oiseau répond : « Moi par leur liberté

Je voudrais payer ma bonté!

Je voudrais les lier par la reconnaissance , Entraver leurs penchants, contrarier leurs vœuxî... Si je les ai sauvés , et s*ils vivent heureux , J'ai reçu, croyez-moi, toute ma récompense. »

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