‹ Fables et poésiesChapitre 40 sur 355 · LE CNÉNE ET L ARBUSTE · texte numérisé non relu

LE CNÉNE ET L ARBUSTE

Un chêne plein de vanité, Exaltant sa vigueur, sa taille, sa beauté. Méprisait un arbuste , à l'instar de ce chêne Qu'avec tant de génie et tant de majesté La Fontaine , mon maître , a jadis mis en scène.

Le frêle arbuste répondit :

« Un point nous rend égaux. — Quel est-il ? — C'est uotreonilue ; Même toujours la vôtre est plus large et plus sombre. » De cette vérité l'orgueilleux interdit

Dès lors se montra plus modeste.

L'ombre, c'est le malheur qui tous, sans contredit ,

Ici-bas nous assiège ; et , ma fable l'atteste ,

Plus nous nous élevons, plus notre ombre grandit.

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