L'OIE QUE L'ON ENGRAISSE
Dans une basse-cour se dandinait une oie, El, fière, elle disait : « Je nage dans la joie ;
De Cocagne, vraiment, j'habite le pays ; •
On me gorge de son, de froment, de maïs.
La fenmie, les enfants, les valets et le maître
Sont, par amour pour moi, voués à mon bien-être...
— Cesse, lui dit quelqu'un, de croire en leur bonté;
Apprécie un peu mieux leur générosité :
lis te réservent tous une amère disgrâce',
Et te feront rôtir lorsque tu seras grasse... »>
Ceux qui de nous servir se montrent empressés Nous prodiguent parfois des soins intéressés.