LES HOMMES ET LA TOUR
Des hommes autrefois hàtirent une tour.
L'un d'eux monte au sommet; or, voyant à l'enlour
LACHAMBF.AVDiF. ■ Hl^
i\i LIVRE IV.
Les campagnes au loin s'étendre parfumées, Et ses frères en bas paraissant des pygmées, Il s'écrie aussitôt : « Tous ces biens sont à moi î Vils troupeaux, à genoux î car je suis votre roi ! » ïndigné qu'à ces droits un frère ose prétendre, Le peuple sans relard monte et le fait descendre. Et lui dit : « Pour nous voir tomber à tes genoux, Quels titres sont les tiens? dis, vaux^tu mieux que nous? Es-tu fait d'autre sorte? as-tu plus de courage? Rentre au sein de la foule et reste notre égal, Et sache qu'on n'est pas un plus grand personnage. Parce qu'on est assis sur un haut piédestal... »