‹ Fables et poésiesChapitre 91 sur 355 · LE COQ ET LE VAUTOUR · texte numérisé non relu

LE COQ ET LE VAUTOUR

Un coq, sultan de basse-cour, Plus gras que tous les coqs qui régnaient à l'entour,

Par le droit des ergots, droit toujours arbitraire, Battait, grugeait les siens, et plus ii s'engraissait,

Plus la volaille maigrissait.

Oisons, dindons, poulets, il faut le laisser faire, Ou bien gare le bec et gare Téperon!... « Tyran ! lui dit quelqu'un, tu fais le fanfaron. Et devant le vautour tu courberais la tête!.,. — Le vautour!... dit le coq en balançant sa crête,

Qu'il apparaisse, et sans pitié... »

Mais le vautour se montre au haut d'une muraille, Et le lâche lui dit : « Plumez cette canaille

Et donnez-moi votre amitié. »

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