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TJIBLES de LJI FOMTAmE
LivJiE TiumÈME
Nos sacrés ongles ! Venez, loups.
Vengez la reme ; immolez tous
Ce traître à ses augustes mânes.
Le cerf reprit alors : Sire, le temps de pleurs Est passé ; la douleur est ici superflue. Votre digne moitié, couchée entre des fleurs.
Tout près d'ici m est apparue :
Et je l'ai d'abord reconnue.
Ami, m'a-t-elle dit, garde que ce convoi, Quand je vais chez les dieux, ne t'oblige a des larmes Aux champs Elysiens j'ai goûté mille charmes. Conversant avec ceux qui sont saints comme moi. Laisse agir quelque temps le désespoir du roi : J'y prends plaisir. A peine on eut ouï la chose, Qu'on se mit à crier : Miracle ! Apothéose ! Le cerf eut un présent, bien loin d'être puni.
Amusez les rois par des songes, Flattez-les, payez-les d'agréables mensonges : Quelque indignation dont leur cœur soit rempli, ils goberont l'appât ; vous serez leur ami.
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Lirj(E HWTJÈME
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Une chèvre, un mouton, avec un cochon gras, Montés sur même char, s'en allaient a la foire. Leur divertissement ne les y portait pas ; On s'en allait les vendre, a ce que dit l'histoire :
Le charton n avait pas dessein
De les mener voir Tabarin.
Dom pourceau criait en chemin Comme s'il avait eu cent bouchers a ses trousses : C'était une clameur à rendre les gens sourds. Les autres animaux, créatures plus douces. Bonnes gens, s'ctonnaient qu'il criat au secours ;
Ils ne voyaient nul mal à craindre.
Le charton dit au porc : Qu'as-tu tant a te plaindre ? Tu nous étourdis tous : que ne te tiens-tu coi ? Ces deux personnes-ci, plus honnêtes que toi. Devraient l'apprendre à vivre, ou du moins a le taire. Regarde ce mouton, a-t-il dit un seul mol ?
Il est sage. — Il est sol.
Repartit le cochon : s'il savait son affaire. Il crierait, comme moi, du haut de son gosier.
Et celte autre personne honnête
Crierait tout du haut de sa tôle.
Ils pensent qu'on les veut seulement décharger, La chèvre de son lait, le mouton de sa laine :
Je ne sais pas s'ils ont raison ;
Mais quant à moi, qui ne suis bon
Qu'a manger, ma mort est certaine.
Adieu mon toit et ma maison.
Dom pourceau raisonnait en subtil personnage : Mais que lui servait-il ? Quand le mal est certain, La plainte ni la peur ne changent le destin ; Et le moms prévoyant est toujours le plus sage.
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Fables de L^ ToMTJimE