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LA QUERELLE DES CHIENS ET DES CHATS ET CELLE DES CHATS ET DES SOURI

La Discorde a toujours régné dans l'univers ; Notre monde en fournit mille exemples divers : Chez nous cette déesse a plus d'un tributaire.

Commençons par les éléments :

Vous serez étonnes de voir qu'a tous moments

ils seront appointés contraire.

Outre ces quatre potentats,

Combien d'êtres de tous états

Se font une guerre éternelle !

Autrefois un logis plein de chiens et de chats. Par cent arrêts rendus en forme solennelle.

Vit terminer tous leurs débats. Le maître ayant règle leurs emplois, leurs repas, Et menace du fouet quiconque aurait querelle. Ces animaux vivaient entre eux comme cousins. Cette union si douce, et presque fraternelle.

Edifiait tous les voisins.

Enfin elle cessa. Quelque plat de potage. Quelque os, par préférence, à quelqu'un d'eux donné. Fit que l'autre parti s'en vint tout forcené

Représenter un tel outrage.

J'ai vu des chroniqueurs attribuer le cas Aux passe-droits qu'avait une chienne en gésine.

Quoi qu'il en soit, cet altercas Mit en combustion la salle et la cuisine : Chacun se déclara pour son chat, pour son chien. On fit un règlement dont les chats se plaignirent.

Et tout le quartier étourdirent.

Leur avocat disait qu'il fallait bel et bien Recourir aux arrêts. En vain ils les cherchèrent Dans un coin ou d'abord leurs agents les cachèrent :

Les souris enfin les mangèrent.

Autre procès nouveau. Le peuple souriquois En pàtit : maint vieux chat, fin, subtil et narquois. Et d'ailluers en voulant a toute cette race.

Les guetta, les prit, fit main basse.

~ F.7BÏ.ES DE La Tom.niME

tiYKE Douzième

Le mailre du logis ne s'en liouva que mieux.

J'en reviens à mon dire. On ne voil sous les cieux

Nul animal, nul être, aucune créature,

Qui n'ait son oppose : c'est la loi de nature.

D'en chercher la raison, ce sont soins superflus.

Dieu fit bien ce qu'il fit, et je n'en sais pas plus.

Ce que je sais, c'est qu'aux grosses paroles On en vient, sur un rien, plus des trois quarts du temps. Humains, il vous faudrait encore a soixante ans Renvoyer chez les barbacoles.

Fjibles de La Tomt^ime

Lirj^E Douzième

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