‹ Fables. IllustréesChapitre 141 sur 166 · VI · texte numérisé non relu

VI

FaBLZS de L.^ TOJ^T.tlME

LiVHE Douzième

-mmmÉ^r ^^mmm^}^' y^^.^mB^,j\^-/ m ^m

""iiiiiii""'

lllillllllIllIM.'i

>u<lliil«>ii::>i.illl

"" '""lllllllll"" llllllllillll(„lllllllplllllllll

Wà^

En pays plein de cerfs, un cerf tomba malade.

Incontinent maint camarade Accourt à son grabat le voir, le secourir, Le consoler du moins : multitude importune.

Eh ! messieurs, laissez-inoi mourir

Permettez qu'en forme commune La Parque m'expédie, et finissez vos pleurs.

Point du tout : les consolateurs De ce triste devoir tout au long s'acquittèrent.

Quand il plut à Dieu s'en allèrent :

Ce ne fut pas sans boire un coup.

C'est-à-dire sans prendre un droit de pâturage. Tout se mit à brouter les bois du voisinage. La laitance du cerf en déchut de beaucoup.

Il ne trouva plus rien a fnre :

D un mal il tomba dans un pire,

Et se vit réduit a la fin

A jeûner et mourir de faim.

Il en coûte à qui vous réclame.

Médecins du corps et de l'àme !

O temps ! 6 mœurs ! j'ai beau crier,

Tout le monde se fait payer.

-rtl 200 IV-

Tjibles de La Fomt^ij^e

tlVRB DOVZIÈME

Page 1