L'AMOUR ET LA HOLIE
Tout est mystère dans l'Amour, Ses lleches. son carquois, son flambeau, son enfance Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour Que d'épuiser cette science.
Je ne prétends donc point tout expliquer ici : Mon but est seulement de dire, a ma manière,
Comment l'aveugle que voici (C'est un dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière, Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien : J'en fais juge un amant, et ne décide rien. La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble : Celui-ci n'était pas encor privé des yeux. Une dispute vmt : l'Amour veut qu'on assemble Là-dessus le conseil des dieux ; L'autre n'eut pas la patience ; Elle lui donne un coup si furieux.
Qu'il en perd la clarté des cieux.
Venus en demande vengeance.
Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris : Les dieux en furent étourdis.
Et Jupiter, et Némésis, Et les juges d'enfer, enfin toute la bande. Elle représenta Ténormité du cas ; Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas : Nulle peine n'était pour ce crime assez t^rande : Le dommage devait être aussi reparé.
Quand on eut bien considéré L'intérêt du public, celui de la partie. Le résultat enfin de la suprême cour Fut de condamner la Folie A servir de guide a l'Amour.
Tjcblbs de La Tot^tjiime
Livue Douzième
T.^BIES DE 1j\ TONTJimE
LirnE Douzième
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