‹ Fables. IllustréesChapitre 48 sur 166 · ET LE PETIT CHIEN · texte numérisé non relu

ET LE PETIT CHIEN

Ne forçons point notre talent ;

Nous ne ferions rien avec grâce :

Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse,

Ne saurait passer pour galant.

Peu de gens, que le ciel cliérit et gratifie, Ont le don d'agréer, infus avec la vie.

C'est un point qu'il leur faut laisser. Et ne pas ressembler a l'âne de la fable.

Qui, pour se rendre plus aimable Et plus cher â son maître, alla le caresser.

Comment ! disait-il en son âme.

Ce chien, parce qu'il est mignon,

Vivra de pair à compagnon

Avec monsieur, avec madame ;

Et j'aurai des coups de bâton !

Que fait-il ? il donne la patte ;

Puis aussitôt il est baise :

S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte.

Cela n'est pas bien malaise.

Dans cette admirable pensée.

Voyant son maitre en joie, il s'en vient lourdement.

Lève une corne tout usée, La lui porte au menton fort amoureusement. Non sans accompagner, pour plus grand ornement. De son chant gracieux cette action hardie. Oh ! oh ! quelle caresse ! et quelle mélodie ! Dit le maitre aussitôt. Hola ! Martin-bâton ! Martin-bâton accourt : l'âne change de ton.

Ainsi finit la comédie.

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F.^BLES DE La FONT.imE

Lirj{E Quatrième

La nation des belettes, Non plus que celle des chats.

Ne veut aucun bien aux rats ; Et. sans les portes étroites De leurs habitations.

L"animal à longue échine En ferait, je m'imagine, De grandes destructions.

Or. une certaine année, Quil en était à foison.

Leur roi, nommé Ratapon.

Mit en campagne une armée.

Les belettes, de leur part.

Déployèrent l'étendard.

Si l'on croit la renommée.

La victoire balança :

Plus d'un guéret s'engraissa Du sang de plus d'une bande.

Mais la perte la plus grande Tomba presque en tous endroits Sur le peuple souriquois.

Sa déroule fut entière.

Quoi que pût faire Arlapax, Psicarpax, Méridarpax, Qui. tout couverts de poussière, Soutinrent sissez longtemps Les efforts des combattants.

Leur résistance fut vame ; ' céder au sort :

n s'enfuit au plus fort.

Tant soldat que capitaine.

Les pr!- rent tous.

La rat . les trous

T rouvant sa retraite prête.

Se sauva sans grand Iravai .Mais les seigneurs sur leur tête Ayant chacun un p'.umail.

Des cornes ou des aigrettes.

Soit comme marques d'honneur, Soit afin que les belettes

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Fjibles de Lji Toj^tajme

Lirj^E Quatrième

En conçussent plus de peur.

Cela causa leur malheur.

Trou, ni fente, ni crevasse.

Ne fut large assez pour eux ; Au lieu que la populace Entrait dans les moindres creux.

La principale jonchée Fut donc des principaux rats.

Une tête empanachée N'est pas petit embarras.

Le trop superbe équipage Peut souvent en un passage Causer du retardement.

Les petits, en toute affaire, Esquivent fort aisément :

Les grands ne le peuvent faire.

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F-^BLES DE La TOT^TAmB

Lirj{E QuATTiTÈME

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