‹ Fables. IllustréesChapitre 76 sur 166 · LE CHARTIER EMBOURBE · texte numérisé non relu

LE CHARTIER EMBOURBE

Le Phaéton d'une voiture à foin Vit son char embourbé. Le pauvre homme était loin De tout humain secours : c'était à la campagne, Près d'un certain canton de la Basse- Bretagne,

Appelé Quimper-Corentin.

On sait assez que le Destin Adresse la les gens quand il veut qu'on enrage.

Dieu nous préserve du voyage !

Pour venir au chartier embourbé dans ces lieux. Le voilà qui déteste et jure de son mieux.

Pestant, en sa fureur extrême.

Tantôt contre les trous, puis contre les chevaux.

Contre son char, contre lui-même.

11 invoque à la fin le dieu dont les travaux

Sont si célèbres dans le monde :

Hercule, lui dit-il, aide-moi ; si ton dos

A porté la machine ronde.

Ton bras peut me tirer d'ici.

Sa prière étant faite, il entend dans la nue

Une voix qui lui parle ainsi :

Hercule veut qu'on se remue ; Puis il aide les gens. Regarde d'où provient

L'achoppement qui te retient ;

Ole d'autour de chaque roue Ce malheureux mortier, cette maudite boue

Qui jusqu'à l'essieu les enduit ; Prends ton pic et me romps ce caillou qui te nuit ; Comble-moi cette ornière. As-tu fait ? Oui, dit l'homme Or bien je vais t'aider, dit la voix ; prends ton fouet. Je l'ai pris... Qu'est ceci ? mon char marche à souhait ! Hercule en soit loué ! Lors la voix : Tu vois comme Tes chevaux aùsément se sont tirés de la.

Aide-toi, le ciel t'aidera.

Sif

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FABLES DE La TONTJllME

twR-E Sixième

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