‹ Fables (volume 2)Chapitre 168 sur 193 · LE RENARD ET LES POULETS D'INDE · texte numérisé non relu

LE RENARD ET LES POULETS D'INDE

Contre les assauts d'un renard Un arbre à des dindons servoit de citadelle. Le perfide ayant fait tout le tour du rempart,

Et vu chacun en sentinelle , S'écria : Quoi! ces ([eus se moqueront de moi! Eux seids seront exempts de la commune loi ! Non , par tous les dieux ! non. Il accomplit son dire. La lune, alors luisant, sembloit contre le sire Vouloir favoriser la dindonnière gent.

Lui, qui u'étoit novice au métier d'assiégeaut, Eut recours à sou sac de ruses scélérates, Feiguit vouloir gravir, se guinda sur ses pâlies . Puis contrefit le mort, puis le ressuscité.

Arlequin n'eût exécuté

Tant de différents personnages.

Il élevoit sa queue, il la faisoit briller ,

Et cent mille autres badinages , Pendant quoi nul diudon n'eût osé sommeiller. L'ennemi les lassoit en leur tenant la vue

Sur même objet toujours tendue.

Les pauvres yens étant à la longue éblouis,

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