‹ Fables (volume 2)Chapitre 35 sur 193 · LIVRE VIIJ · texte numérisé non relu

LIVRE VIIJ

Je t'ai fait voir tes camarades, Ou morts, ou mourants, ou malades :

Qu'est-ce que tout cela, cju'uu a\ertissemeul? Allons, vieillard, et sans réplique.

Il n'importe à la république Que tu fasses ton testament.

La Mort avoit raison; je voudrois qu'à cet âge On sortit de la vie ainsi que d'uu banquet, Remerciant son hôte, et qu'on fît sou paquet : Car de combien peut-on retarder le voyage ? Tu murmures, vieillard ! vois ces jeunes mourir;

Vois-les marcher, vois-les courir A des morts, il est vrai, glorieuses et belles, Mais sûres cependant, et quelquefois cruelles. J'ai beau te le crier; mon zèle est indiscret : Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.

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FABLE II

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