‹ Fables (volume 2)Chapitre 52 sur 193 · P A BLES · texte numérisé non relu

P A BLES

J). s plus doux sentiments que puisse a\ oir an cce ir .'

Amarante aussitôt réplique :

Comment l' appelez-vous, cernai? quel est son nom? — L'amour. — Ce mot est beau! dites-moi quelques marqucl A quoi je le pourrai connoître' : que sent-on? — Des peines près de qui le plaisir dr.< monarques Esl ennuyeux et fade : ou s'oublie, on se plait

Toute seule en une forêt.

Se mire-t-on près d'un rivage, ( a' n'est pas soi qu'on voit : on ne voit qu'une image Uni sans cesse revient, et qui suit en tous lieux;

Pour tout le reste on est sans veux.

Il est un berger du village Dont l'abord, dont la voix, dont le nom fait rougir :

On soupire à sou souvenir; On ne sait pas pourquoi, cependant on soupire; On a peur de le voir, eucor qu'on le désire.

Amarante dit à l'instant :

Oh ! oh ! c'est là ce mal que vous me prêchez tant 1 Il ne m'est pas nouveau: je pense le connoître.

Tircis à sou but croyoit être, Quand la belle ajouta: Voilà tout justement

Ce que je sens pour Clidamant.

L'autre pensa mourir de dépit et de honte.

Il est force gens comme lui, Qui prétendent n'agir que pour leur propre compte, F,t qui font 1:' marché d'aulrui.

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