‹ Fables (volume 2)Chapitre 51 sur 193 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

Surtout quand ce sout de celles Que la qualité de belles Fait reiues des voloutés.

Car, afin que l'on le sache, C'est Sillery qui s'attache A vouloir que, de nouveau, Sire loup, sire corbeau, Chez moi se parlent eu rime.

Oui dit Sillery dit tout:

Peu de gens en leur estime Lui refusent le haut bout ; Comment le pourroit-ou faire?

Pour venir à notre affaire,

Mes contes, à sou avis.

Sont obscurs : les beaux esprits

M'entendent pas toute chose.

Faisons donc quelques récits

(Qu'elle déchiffre sans glose :

Amenons des bergers ; et puis nous rimerons Ce que disent entre eux les loups et les moutons.

Tircis disoit un jour à la jeune Amarante : Ah! si vous conuoissiez comme moi certain mal

Qui nous plaît et qui nous enchante, Il n'est bien sous le ciel qui vous parût égal!

Souffrez qu'on vous le communique ;

Croyez-moi, n'ayez point de peur :

Youdrois-je vous tromper, vous, pour qui je me pique

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