‹ Fables (volume 2)Chapitre 58 sur 193 · LIVRE VIII. 7S · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. 7S

Il éioit alors dans an pré

Dont l'herbe étoit fort ù sou gré.

Point de chardons pourtant ; il s'en pissa pour l'heure Il ne faut pas toujours être si délicat ;

Et faute de servir ce plat,

Rarement un festin demeure.

>io're baudet s'en sut enfiu Passer pour cette fois. Le chien, mourant de faim, Lui dit : Cher compagnon, baisse-toi, je te prie : Je prendrai mou dîné dans le panier au pain. Point de réponse; mot1 : le roossin d'Arcadie

Craignit qu'en perdant un moment

Il ne perdît un coup de deut.

Il fit longtemps la sourde oreille.

Enfin il répondit : Ami, je te conseille D'attendre cpie ton maître ait fini son sommeil ; Car il te donnera sans faute à sou réveil

Ta portion accoutumée :

Il ne sauroit tarder beaucoup.

Sur ces entrefaites un loup Sort du bois, et s'en vient : autre bête affan:ée. E âne appelle aussitôt le chien à son secours. Ee chien ne bouge, et dit : Ami, je te conseille De fuir en attendant que ton maître s'éveille; Il ne sauroit tarder : détale vite, et cours. Oue si ce loup t'atteint, casse-lui la mâchoire.

1 Pas un mot. Ellipse.

ru FABLES.

On t'a ferré de neuf; et, si tu me veux croire,

Tu l'étendras tout plat. Pendant ce beau discours, Seigneur loup étrangla le baudet sans remède.

Je conclus (ju'il faut qu'on s'entr'aide.

FABLE XVIII

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