LIVRE VIII
FABLE XX
JDMRB ET LES TO.VNF.RRES.
Jupiter, voyant nos fautes,
Dit un jour, du haut de.s airs :
Remplissons de nouveaux hôtes
Les cantons de l'univers
Habités par cette race
Oui m'importune et me lasse.
Va-t'en, Mercure, aux enfers ;
Amène-moi la Furie
La plus cruelle des trois.
Race que j'ai trop chérie,
Tu périras cette fois !
Jupiter ne tarda guère
A modérer sou transport.
O vous, rois, qu'il voulu*, faire
Arbitres de notre sort,
Laissez entre la colère
Et l'orage qui la suit
L'intervalle d'une nuit.
Le dieu dont l'aile est légère El la langue a des douceur-'.
Alla voir les Doires sœurs.
A Tisiphone et Mégère Il préféra, ce dit-on, L'impitoyable Alectoo.
Ce cboiv La rendit si 6ère, Qu'elle jura par Platon Que toute L'engeance 1; imaiue Seroit hieutôt du domaine Des déités de là-bas.
Jupiter n'approuva pas Le serment de l'Euménide.
Il la renvoie ; et pourtant 11 lance un foudre à l'instant Sur certain peuple perfide.
Le tonnerre, avant pour guide Le père même de ceux Qu'il menaçoit de ses feux, Se contenta de leur crainte ; Il n'embrasa que l'enceinte D'un désert inbabité ; Tout père frappe à coté.
Qu'arriva-t-il? ^"otre engeance Prit pied sur cette indulgence.
Tout l'Olympe s'en plaignit; Et l'assembleur de nuages Jura le Styx, et promit De former d'autres orages :
Ils seroient sûrs. On sourit;