‹ Fables (volume 4)Chapitre 27 sur 149 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

Un poison prompt et puissant ^

Enfin, voilà ma requête :

C'est à vous de commander

Qu'on me laisse précéder,

A mon tour, ma sœur la tête.

Je la conduirai si bien

Qu'on ne se plaindra de rien.

Le ciel eut pour ces vœux une bonté cruelle. Souvent sa complaisance a de méchants effets : Il devroit être sourd aux aveugles souhaits. Il ne le fut pas lors ; et la guide nouvelle,

Qui ne voyoit, au grand jour.

Pas plus clair que dans un four,

Donnoit tantôt contre un marbre.

Contre un passant, contre un arbre : Droit aux ondes du Styx elle mena sa sœur.

Malheureux les États tombés dans son erreur !

' Erreur d'histoire naturelle : malgré le proverbe in caudu venenum, il n'y a point de poison dans la queue des serpents. (W.)

FABLE XVIII

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