‹ FablesChapitre 118 sur 343 · LE SERPENT ET LA LIME · texte numérisé non relu

LE SERPENT ET LA LIME

On conte qu'un serpent, voisin d'un horloger, (C'était pour l'horloger un mauvais voisinage). Entra dans sa boutique, et, cherchant à manger.

N'y rencontra pour tout potage Qu'une lime d'acier qu'il se mit à ronger.

Cette lime lui dit, sans se mettre en cél»e . Pauvre ignorant, eh! que prétends-tu faire?

Tu te prends à plus dur que toi.

Petit serpent à tête folle :

Plutôt que d'emporter de moi

Seulement le quart d'une obole,

Tu te romprais tontes les dente.

Je ne crains que celles du teamps.

Ceci s'adresse à vous, esprits du dernier ordre. Qui, n'étant bons à rien, cherchez surtout à mordre.

Vous vous tourmentez vainement.

Croyez-vous que vos dents impriment leurs outrages

Sur tant de beaux ouvrages ?

Ils sonit pour vous d'airain, d'acier, de diamant.

XVlî

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