‹ FablesChapitre 119 sur 343 · LIVRE V. FABLE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE V. FABLE XVIII

Nous en donne un exemple ou deux.

Celui qu*en ces vers je propose

Et les siens ce sont même chose.

Le lièvre et la perdrix, concitoyens d'un champ, Vivaient dans un état, ce semble assez tranquiÙe,

Quand une meute s*approchant Oblige le premier à chercher un asile :

11 s'enfuit dans son fort, met les chiens en défaut,

Sans même en excepter Brifeiut.

Enfin il se trahit lui-même Par les esprit» sortant de son corps échauffé. Mirant, sur leur odeur ayant philosophé.

Conclut que c'est son lièvre, et d'une ardeur extrême Il le pousse ; et Rustaud, qui n'a jamais menti.

Dit que le lièvre est reparti.

Le pauvre malheureux vient mourir à son gite.

La perdrix le raille et lui dit :

Tu te vantais d'être si vite !

Qu'aMu fait de tes pieds? Au moment qu'elle rit, Son tour vient : on la trouve. Elle croit c[ue ses ailes. La sauront garantir à toute extrémité ;

Mais la pauvrette avait compté

Sans Tautour aux serres cruelles.

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