LE CHEVAL ET L'ANE
En ce monde il se £aiut l'un l'autre secourir : Si ton voisin vient à mourir, C'est sur toi que le fardeau tombe.
Un âne a^v^ùipagnait un cheval peu courtois, Celui-ci ne portant que son simple harnais, i:it le pauvre baudet si chargé (pi'il succombe. Il pria le cheval de l'aider quelque peu ; Autrement il mourrait devant qu'être ^ à la ville.
' OngU, dans les divers patois de l'est de la France, est fénû nin. Ualine pour Maligne est ici une licence poétique. - Avant d'clre.
La prière, dit-il, n'en est pas incivile :
Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.
Le cheval refusa, fit une pétarade * ; Tant qu'il vit sous le faix mourir son «amarade,
tt reconnut qu'il avait tort :
Du baudet en cette aventure
On lui fit porter la voiture,
Et la peau par-dessus. encor.