‹ FablesChapitre 146 sur 343 · LE CHEVAL ET L'ANE · texte numérisé non relu

LE CHEVAL ET L'ANE

En ce monde il se £aiut l'un l'autre secourir : Si ton voisin vient à mourir, C'est sur toi que le fardeau tombe.

Un âne a^v^ùipagnait un cheval peu courtois, Celui-ci ne portant que son simple harnais, i:it le pauvre baudet si chargé (pi'il succombe. Il pria le cheval de l'aider quelque peu ; Autrement il mourrait devant qu'être ^ à la ville.

' OngU, dans les divers patois de l'est de la France, est fénû nin. Ualine pour Maligne est ici une licence poétique. - Avant d'clre.

La prière, dit-il, n'en est pas incivile :

Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.

Le cheval refusa, fit une pétarade * ; Tant qu'il vit sous le faix mourir son «amarade,

tt reconnut qu'il avait tort :

Du baudet en cette aventure

On lui fit porter la voiture,

Et la peau par-dessus. encor.

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