LIVRE VU. FABLE I
Votre louange est le partage*.
Olympe, c'est assez qu*à mon dernier ouvrage Votre nom serve un jour de rempart et d'abri ; Protégez désormais le livre favori Par qui j'ose espérer une seconde vie :
Sous vos seuls auspices ces vers
Seront jugés, malgré l'envie,
Dignes des yeux de l'univers.
Je ne mérite pas une faveur si grande ;
La fable en son nom la demande ; Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous. S'il procure à mes vers le bonheur de vous plaire, Je croirai lui devoir un temple pour salaire : Mais je ne veux bâtir des temples que pour vous.